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Quel Hybride en 2019 ?

Pendant un temps (notamment en 2018), beaucoup ont pensé que les hybrides allaient tuer la famille des reflex. Cette dernière n’aurait plus été réservée qu’aux professionnels. Si à première vue, les hybrides ont effectivement fait de l’ombre aux reflex, en réalité, ils ont surtout su se faire leur place et proposer une alternative aux reflex, ces derniers  pouvant sembler difficilement accessibles aux débutants.

De notre côté, il nous paraît inopportun d’opposer les différentes familles de produits, chacune ayant ses qualités et ses défauts et chacune répondant à un type d’utilisateurs aux besoins spécifiques.


Olympus OM-D E-M10 Mark III 

En entrée de gamme, il a été plus compliqué que prévu de trouver sur le marché un modèle flirtant avec les 500 euros et datant de moins de deux ans. Nous avions pensé tout d’abord aux Sony A6000 (qui date de 2014) et A6400, au Lumix GX800 ou encore au Fujifilm X-T100 . Tous sont de bons modèles et une alternative à l’Olympus que nous allons vous présenter.

Sorti en 2017, cet Olympus OM-D E-M10 Mark III présente un boîtier plutôt compact et léger. Son look vintage est un argument qui peut ne pas convaincre tout le monde; ici, nous n’y sommes pas insensibles. Mais si cet Olympus ressemble à ses prédécesseurs, ce Marl III intègre un moteur de traitement retravaillé, la vidéo 4K ainsi qu’un système de mise au point automatique de meilleure qualité.

Autre changement, l’interface utilisateur qui a été remaniée dans son intégralité afin de faciliter son utilisation. Certaines fonctions ont été aussi réattribuées, bien que les commandes et les boutons soient restés positionnés au même endroit que sur les modèles d’ancienne génération. 


Cet appareil semble vraiment adapté aux amateurs; il propose un mode Auto bien équilibré, ainsi qu’un mode Advanced Photo plus précis. En effet, il permet de calibrer plus largement qu’avant certains paramètres et cela sans avoir à entrer dans le menu; l’utilisateur est guidé dans les réglages, c’est appréciable.

On retrouve le même capteur que dans la version précédente de cet Olympus : le CMOS 4/3’’ de 16 Mpx. Pour être plus efficace, on lui ajoute le processeur Truepic VIII, qui va permettre un meilleur traitement des fichiers JPEG, tout comme une gestion améliorée des hautes lumières. Mais globalement, la qualité photo reste identique par rapport au Mark II : la même plage de sensibilité qui va de 200 ISO à 25600 ISO. Jusqu’à 1600 ISO, l’appareil s’en sort bien; moins bien à partir de 3200 où lissage et bruit numérique se font plus forts.

Le Mark III dispose également d’un système de stabilisation sur 5 axes et d’un viseur électronique fluide (bien qu’identique au Mark II)

L’écran est inclinable et tactile. Si les menus ne sont pas utilisables en tactile, vous pourrez faire la plupart des réglages et choisir la zone d’autofocus. Ce dernier est d’ailleurs précis et réactif.  Ce Mark III embarque un système à détection de contraste équipé de 121 points contre 81 points sur le Mark II. 

En ce qui concerne le viseur électronique, celui-ci est identique à celui du Mark II. Cette troisième génération propose le Wifi et de naviguer à distance dans l’appareil grâce à l’application Olympus Image Share. Celle-ci reste relativement intuitive. Mais pas de NFC ou de GPS. Cela dit, par le biais de l’application que l’on vient de citer, il est possible d’ajouter les coordonnées GPS. 

Pour les connectiques, on retrouve des sorties HDMI et USB, mais pas de prise casque ou micro.

Si vous possédez la version précédente, le  E-M10 Mark II, l’achat de cette nouvelle version ne se justifie pas. Les améliorations ne sont pas assez significatives pour sauter le pas. Par contre, si c’est votre premier achat, ce Mark III est un très bon investissement pour vous lancer dans l’univers photo tout en vous essayant au monde manuel en douceur (grâce notamment à ses différents modes). Il peut aussi convenir à un utilisateur un peu plus expérimenté.

olympus-e-m10-mark-iii


Lumix GX9

Avec ce modèle de chez Panasonic, nous montons en gamme, tout en restant en-dessous de 1 000 euros (moins de 600 euros nu). Relativement léger et fin, ce Lumix propose un viseur orientable; un petit plus qui est toujours bon à prendre puisque cela offrira davantage de possibilités en matière de cadrage. Un viseur qui compte 2 760 000 points avec un grossissement de 1,39x. Cela dit, il n’est pas le plus confortable du marché car trop étroit. L’écran arrière est tactile et peut pivoter jusqu’à 80° (seulement). La navigation reste agréable avec quelques modifications utiles.

Globalement, ce Lumix GX9 reprend les qualités du GX8 dans des dimensions similaires au GX80. Mais avec ce  gabarit plus restreint, Panasonic a dû faire des choix. Le GX9 ne reprend malheureusement pas la batterie du GX8. Résultat, la batterie proposée peine à atteindre les 300 vues. Dans les faits, on se rapproche plus des 250. Donc n’hésitez pas à utiliser le mode veille qui vous fera gagner du temps. Plus que jamais, une batterie de secours est à prévoir.

Panasonic a embarqué dans cet hybride la technologie DFD, le processeur Venus Engine optimisé et la stabilisation 5 axes; résultat, ce Lumix se montre réactif. On peut aussi compter sur son autofocus qui est très précis. Enfin, la qualité d’image est également au rendez-vous et la montée en sensibilité reste maîtrisée dans son ensemble. Au-delà de 6 400 ISO, les images se feront moins précises. Ce GX9 offre un rendu des couleurs vraiment appréciable. Idem pour la balance des blancs. À noter aussi le mode noir & blanc proposant un rendu vraiment rétro qui n’est pas sans rappeler celui d’un boîtier argentique.

On peut donc affirmer sans prendre de risque que le choix des composants et des technologies embarqués est judicieux.

Mais en ce qui concerne les connectiques, on n’a pas vraiment l’embarras du choix. Au menu, une prise micro-USB et une prise HDMI. Et c’est tout. Comme souvent, pour avoir plus de choix dans les connectiques, il faut encore monter en gamme.

Comme alternative, nous pouvons vous proposer le Fujifilm X-T30, disponible depuis début 2019. Avec son look rétro aux très bonnes finitions, il dispose d’un gabarit et d’un poids satisfaisants. Une compacité que l’on peut, cela dit, lui reprocher, elle gâche un peu la prise en main. Sa réactivité est à toute épreuve et sa qualité d’image est excellente.

Lumix-GX9


Sony A7 III

Là, clairement, nous faisons un bond en matière de qualité, de performances et de tarif (plus de 2 000 euros). Un tel prix va en refroidir assez logiquement plus d’un mais il peut se justifier par la qualité de cet appareil.

Tout d’abord, la prise en main. De dimensions similaires au A7 II, le modèle A7III a un viseur un peu plus reculé que par le passé et dispose d’une poignée plus profonde. Le confort est alors amélioré pour les mains de taille moyenne. Pour l’ergonomie, ce Sony A7III copie celle de modèles passés (comme celle du A7R III). La quasi totalité des commandes est répartie sur la droite du boîtier, ce qui permet de faire les principaux réglages. Rien à redire, les réglages se font facilement. 

Revenons au viseur. Celui-ci  est tout simplement excellent. Lumineux et large, il est vraiment très agréable à utiliser. Concernant l’écran, celui-ci est inclinable (107 degrés vers le haut et 40 vers le bas). Un système avec rotule offrant plus de possibilités pour les prises de vue. Il reste doté d’une mise au point tactile et d'un pavé tactile pour faire glisser le cadre de mise au point de manière assez intuitive pendant l'utilisation du viseur. Mais cet aspect tactile ne concerne pas les menus; dommage, surtout vu le prix de la bête.

En interne, cet appareil embarque un capteur CMOS Exmor R de 24,2 mégapixels, associé au moteur de traitement de l'image BIONZ X. . Héritant du système autofocus de l'A9, celui de ce Sony A7III réagit très bien dans de bonnes conditions lumineuses et reste satisfaisant en basse lumière. Le suivi des sujets en mouvement est aussi performant. La rafale dispose d’une cadence de 10 images par seconde pendant 17 secondes; rien que ça! L’appareil saura donc s’adapter. D’autant plus que la stabilisation 5 axes sera là pour éviter les flous de bougé.

Enfin, la plage ISO étendue de 100 à 204 8000 ISO permet au Sony Alpha III de rester performant dans des environnements faiblement éclairés. Notez qu’à partir de 12 800 ISO voire 25 600, le lissage commence  vraiment à se voir.

L’autonomie annoncée est d’environ 600 vues avec le viseur et  700 avec l’écran LCD. La batterie est donc de bonne conception pour un tel engin. Par contre, l’appareil se montre assez lent au démarrage, surtout si on le compare à un reflex, catégorie que l’alpha 7 III tente d’impressionner.

Côté connectique, l’alpha 7 III propose un port USB-C, un connecteur micro HDMI type D, un port micro USB, une prise casque mini jack stéréo 3,5 mm, une prise microphone, et une prise synchro flash. L’A7 III est également compatible Wi-Fi 802.11b/g/n (2,4 GHz), Bluetooth (v4.1) et NFC. Autant dire que l’appareil est généreux.

L'appareil photo peut être couplé à l'application Imaging Edge Mobile. Une fois installée sur un téléphone portable ou une tablette compatible, l’application permet d’acquérir des données de localisation, de les enregistrer sur des photos et de corriger les réglages de date/heure et de localisation. Il est aussi possible d’utiliser la fonction de télécommande par simple contact pour transformer un smartphone ou une tablette en viseur/télécommande. La fonction de partage par simple contact permet enfin de transférer des photos/vidéos sur un périphérique pour les partager sur les réseaux sociaux. 

Un appareil plein format haut de gamme complet, qui ne pêche que par ses menus pas très conviviaux et son écran tactile pas assez développé. Un petit écran de contrôle sur le dessus de l’appareil aurait été aussi le bienvenu. Un peu comme sur le Lumix G9 (à ne pas confondre avec le GX9 vu plus haut). Ce Lumix G9 est justement une “alternative” au Sony A7III, même s’il est moins performant. Ce boîtier tropicalisé propose donc un écran sur le dessus de l’appareil mais aussi une bonne ergonomie. Ses qualités photo sont globalement très bonnes et l’offre en optique est large. La connectique est complète, l’autonomie tourne autour de 900 vues et enfin l’écran est orientable et tactile.


 

A propos de l'auteur

David

David

Marié à une photographe et très bon ami d'un photographe expert, j'ai pu découvrir quelques uns de leurs secrets. Je suis encore très loin de leurs niveaux mais je vais continuer de m'améliorer et partager avec vous tout ce que je sais et que j'apprends au fur et à mesure de ma progression.

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