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Choisir un écran d’ordinateur pour la photo

Vous avez enfin l’appareil photo de vos rêves. Vous avez les bases des techniques photo et vous savez les appliquer. Vos cartes mémoires sont bien remplies et il faut maintenant transférer vos clichés sur un ordinateur afin de les retravailler.
Oui mais voilà, votre écran dispose d’une aussi bonne résolution qu’un minitel. Pas de panique, nous allons voir ensemble comment choisir un bon écran.

minitel

Aie, on risque d’être limité !

 

Tout d’abord, il est inutile d’espérer une liste d’écrans. Comme pour d’autres articles, je préfère vous donner des conseils afin de mieux vous orienter. En effet, vous dire de prendre tel ou tel modèle d’écran, d’APN ou que sais-je encore serait ridicule compte tenu de l’évolution des différents appareils. Une évolution qui peut se révéler rapide quand on parle d’ordinateur mais nous y reviendrons dans un autre article.


Revenons aux écrans. Ces derniers permettent véritablement de voir les détails et ne perturberont pas le processus de retouche. Leur choix n’est pas à négliger et devrait même avoir la même importance dans l’esprit des amateurs que le choix d’un bon APN.
De plus, volontairement, je ne parlerai pas des écrans 4K et assimilés. S’ils sont très probablement l’avenir des écrans, aujourd’hui, ils posent encore pas mal de problèmes en ce qui concerne la compatibilité des logiciels, cartes graphiques et connectiques. Plus que pour des écrans “classiques”; sans parler des prix encore assez élevés.



Brillant ou mat

Mettons fin immédiatement à ce terrible suspense: évitez les écrans brillants autant que possible. Si ces derniers vont afficher des images plus contrastées et lumineuses (les mettant même en valeur d’une certaine façon), ils vont, en revanche, générer des reflets. Cela constitue un handicap dès qu’il s’agit par exemple de contrôler les couleurs. Ces écrans sont appréciables pour du loisir (comme visionner des films) mais inadaptés lorsque l’on travaille dans un endroit lumineux.

 

La luminosité s’exprime en candelas/m². Donc plus la valeur est forte plus il est possible d’accentuer l’éclairage de l’écran. Mais attention aux valeurs trop fortes qui impactent les niveaux de blanc et de noir: avec une luminance trop forte, le noir va tendre vers le gris tout comme le blanc qui verra sa teinte modifiée.


Les images seront moins “flashy” sur un écran mat qui, à l’inverse de l’écran brillant, n’est pas soumis au même problème de reflets. Ainsi, les tons foncés ne vont pas ressortir plus clairs qu’ils ne le sont vraiment. Préférez alors un écran présentant une valeur proche de (ou égale à) 140 candelas/m².

 

Nous évoquions le contraste juste avant. Lorsque vous voyez un rapport comme 500:1, cela veut dire que le blanc est 500 fois plus lumineux que le noir. Ainsi, un taux de contraste de 500:1 est suffisant dans le cadre d'un usage bureautique. Par contre, pour les écrans PC dédiés au monde de l'image, il faut utiliser des écrans au taux de contraste de 1000:1 et bien au-delà. Attention, il s'agit ici d'un taux de contraste “statique”. Il existe un autre taux dit “dynamique” qui donne des résultats bien supérieurs. Sans entrer dans les détails techniques, disons que les fabricants aiment bien avancer ces chiffres impressionnants. Ne vous laissez pas impressionner pour autant.



Les dalles

Les dalles TN sont une des technologies les plus courantes mais c’est aussi la moins adaptée pour la photo. Avec ce type de dalle, les couleurs changent selon l’angle de vue. Il en va de même pour les contrastes. Un vrai problème lorsque l’on veut travailler fidèlement les couleurs.  Par contre, une dalle TN offre un temps de réponse très faible, idéal pour le jeu vidéo mais pas déterminant pour la retouche photo.

 

Les dalles IPS et VA/PA n’ont pas ce genre de problèmes et offrent en général un meilleur rendu que les dalles TN car elles se destinent aux photographes. Cela dit, avec la norme VA/PA, il peut y avoir d’importantes disparités qualitatives entre les mêmes modèles.

 

C’est pourquoi mieux vaut se concentrer sur les dalles IPS (ou PLS et AHVA) qui offrent aussi un excellent angle de vue (180° ou presque) sans perte de qualité et qui restent fidèles à la réalité. La majorité de ces dalles IPS sont aussi équipées de LED pour le rétroéclairage. Très onéreuses par le passé, les dalles IPS sont maintenant bien plus accessibles.



Le deltaE

Ce terme technique désigne la différence entre ce qui est affiché à l’écran et ce qui devrait être réellement affiché. Donc plus la différence est minime, plus l’écran propose une restitution fidèle.

La valeur deltaE inférieure à 2 d’un écran indique que cet écran restitue fidèlement les couleurs. Certains écrans réduisent même cet écart à 1. À partir d’une valeur inférieure ou égale à 2, l’oeil humain ne voit plus les différences. Seules quelques-unes peuvent encore être détectables avec une valeur comprise entre 1.5 et 2.

 

Formule DeltaE

La formule mathématique du deltaE… aïe aïe aïe ma tête !

 


Taille et définition

Faisons tout d’abord un rapide rappel. La taille des écrans se mesure en pouces et c’est la taille de la diagonale. Pour mémoire, 1 pouce = 2.54 cm.

Parlons rapidement des proportions d’écran les plus courantes. Pendant longtemps, le standard était le 4/3, utile pour la bureautique étant donné sa forme. Il fut remplacé par le 16/9 qui est la nouvelle norme pour les films, les jeux vidéo et la retouche photo.

Sans oublier le 21/9 qui se répand, très utile pour l’affichage de tableurs.

 

Diagonales

en pouces

Diagonales

en cm

Format

Largeur x Hauteur

14’

35.6

16/9

31 x 17,4 cm

14’

35.6

4/3

28,4 x 21,3 cm

15’

38.1

16/9

33,2 x 18,7 cm

15’

38.1

4/3

30,5 x 22,9 cm

17’

43,2

16/9

37,6 x 21,2 cm

17’

43,2

4/3

34,5 x 25,9 cm

19’

48,3

16/9

42,1 x 23,7 cm

19’

48,3

4/3

38,6 x 29 cm

22’

55,9

16/9

48,7 x 27,4 cm

22’

55,9

4/3

44,7 x 33,5 cm

24’

61

16/9

53,1 x 29,9 cm

26’

66

16/9

57,6 x 32,4 cm

28’

71,1

16/9

62 x 34,9 cm

30’

76,2

16/9

66,4 x 37,4 cm



Autant être direct, un grand écran est nécessaire pour travailler des photos. En effet, la retouche nécessite un certain confort de travail et un grand écran peut apporter cela. Fréquemment, vous serez amenés à zoomer sur une partie ou une autre d’une photo. Mais cette dernière n’occupera pas tout l’espace. Votre logiciel de retouche et ses outils occuperont une certaine place dans l’écran !

Une autre solution consisterait à travailler en multi-écrans. Les photos sur le meilleur écran et les outils sur un autre, pas forcément aussi performant. Mais cette solution n’est pas donnée à tout le monde. Car il vous faudra soit disposer d’un budget assez confortable pour vous acheter deux écrans, soit utiliser un “vieil” écran qui traîne (mais rien ne vous garantit que le partage d’écran fonctionnera, notamment pour des questions de connectiques). Vous pouvez aussi travailler sur un portable et sur un écran de bureau acheté pour l’occasion. Mais là aussi, se pose les mêmes questions que précédemment). Sans oublier que la carte graphique doit être assez puissante.

Quoi qu’il en soit, pour un ordinateur de bureau, la taille minimum est de 21 ou 22 pouces. En dessous, cela revient à travailler sur un “grand” ordinateur portable. Dans ce cas, il faut choisir un écran de 17 pouces dans la mesure du possible car il n’est pas toujours simple d’allier les performances de l’ordinateur en lui-même et un écran de qualité à la bonne taille. Sans compter que l’investissement n’est pas le même; d’un côté on parle d’acheter un écran et de l’autre le système en entier.
Bref, de toute façon, travailler sur un portable n’est pas la solution idéale. Pour un ordinateur de bureau, 24 pouces est probablement la meilleure solution (notamment pour des questions de budget) même si certains pourront se sentir à l’étroit.

 

Autre élément à prendre en compte: la place! Cela peut paraître bête mais tout le monde ne dispose pas d’un bureau forcément assez grand pour recevoir 2 écrans ou même un seul! En effet, un 27 pouces doit faire plus de 60 cm de largeur environ.
Mais avoir un grand écran ne suffit pas pour travailler dans le confort. En effet, le confort passe aussi par la définition. Celle-ci correspond au nombre de pixels qu'un écran est capable d’afficher. Alors pour une même taille d’écran, plus sa définition sera élevée, plus les pixels qu’il affichera seront petits et nombreux. L’écran sera alors davantage capable d’afficher les détails les plus fins de l’image. Cette définition va s’exprimer en pixels (longueur x hauteur).

 

Voici les définitions conseillées selon les tailles et pour des écrans moyenne de gamme  :

  • À partir de 27 pouces: 2560x1440 au minimum. Concerne ceux qui vont faire de la retouche et du tirage (impression).
  • 24 pouces et en dessous: 1920×1080 au minimum pour un 24 pouces sinon 1920x1200. Cela concerne les utilisateurs souhaitant regarder leurs photos et faire un peu de retouche et aussi ceux qui vont faire du tirage avec un 24 pouces.



Connectiques

Vous avez trouvé le modèle de vos rêves ? Ne vous enflammez pas ! Pensez à regarder les connectiques de celui-ci. En effet, il serait bête de vous retrouver bloqué avec un écran qui ne dispose pas de la bonne connectique.
Tout d’abord le VGA. Les plus anciens d’entre nous (moi y compris) l’ont bien connu. Le VGA est clairement en train de disparaître, remplacé par le DVI. De meilleure facture, le DVI propose un signal analogique comme le VGA, ou numérique.

Le VGA et le DVI sont des connectiques encore répandus, peut être plus pour longtemps d'ailleurs.

 

VGA

VGA

 

DVI

DVI


Vient ensuite le DisplayPort qui va remplacer petit à petit la norme DVI. Plus performant, le DisplayPort est une connectique numérique capable de véhiculer l'image et le son. Le DisplayPort existe aussi en version Mini.

DisplayPort

DisplayPort


La norme HDMI va beaucoup plus parler aux plus jeunes. Le signal est ici uniquement numérique, capable de transporter vidéo et son.
Les connectiques HDMI ou DisplayPort permettent de profiter d'une meilleure qualité d'image et d'un meilleur rendu, et d’accéder ainsi à un confort visuel au quotidien.

HDMI

HDMI

 

Chez Apple, on retrouve aussi Thunderbolt, compatible Mini DisplayPort, mais doucement remplacé par l'usb-c.

Thunderbolt

Thunderbolt

 

Couleurs complémentaires

La plupart des moniteurs ont une gamme de couleurs qui correspond à la gamme de couleurs sRGB. D’autres vont proposer des couleurs complémentaires. Ces couleurs supplémentaires répondent au nom d’Adobe RGB. C’est en réalité un espace de couleur rouge vert bleu (RGB) créé par Adobe Systems en 1998.

 

Adobe a réencodé les couleurs en adoptant une couleur primaire verte tirant légèrement vers le bleu. Les deux autres primaires sont identiques. Vous l’aurez compris, cela s’adressera donc plutôt à celles et ceux qui font surtout des photos de paysage. Mais un écran ne proposant pas ces couleurs supplémentaires pourra suffire. Un écran compatible Adobe RGB est aussi plus orienté vers les utilisateurs habitués aux retouches photos.

 

Cela dit, pour réellement bénéficier de ces couleurs supplémentaires, tout votre équipement doit être capable de gérer l’Adobe RGB. Seuls les APN orientés vers les pros et/ou les initiés permettent la capture en Adobe RVB. Idem pour les imprimantes. Donc, si vous passez par un prestataire, demandez-lui aussi si son matériel est compatible.

 

Dans tous les cas, rendez-vous en magasin pour voir les différents modèles exposés. Peu importe ensuite que vous achetiez sur internet  ou en magasin, vous aurez pu vous faire une idée.

Adobe RGB vs sRGB

Adobe RGB vs sRGB


Accessoires

Sur certains écrans, des casquettes (ou visières) sont fournis afin de ne pas être influencé par les lumières environnantes et de garder ainsi le plus de contraste possible. L’oeil voit les couleurs différemment selon la luminosité environnante. S’il perçoit des couleurs hors de l’écran, cela va le perturber et fausser sa perception des couleurs sur l’écran.


Cette pièce se place sur le sommet de l’écran et se prolonge vers l’avant comme une casquette pour une tête humaine, d’où son nom. Des pièces latérales ont la même fonction, comme si, cette fois, l’écran était muni d’oeillères.
D’autres écrans ajustent automatiquement leur luminosité selon l’environnement du lieu de travail. Mais ces options concernent bien souvent les écrans haut de gamme, n’entrant pas dans les budgets de tous.
Dernière solution, placer l’écran contre un mur de couleur neutre.

casquettes ou visières

casquettes ou visières

 

Avoir un super écran ne sert pas à grand chose si celui-ci n’est pas calibré correctement ET régulièrement. C’est là qu’entre en jeu le colorimètre.
En effet, même un écran haut de gamme voit l’affichage de ses couleurs se modifier avec le temps et l’utilisation. On ne peut alors plus retoucher avec précision les photos.
C’est pourquoi cette sonde est utile pour procéder à un recalibrage de l’écran. Elle va mesurer la différence entre la couleur reçue et celle qui était attendue, puis elle va créer un correctif si besoin.

 

Mais sachez qu’il n’y a pas vraiment de règles en ce qui concerne la fréquence de recalibrage. Trop de paramètres entrent en jeu pour vraiment donner un rythme de maintenance; chaque utilisateur est différent, ne travaillant pas aussi souvent qu’un autre et n’ayant pas le même matériel non plus.
Donc faire un recalibrage mensuel permettra d’avoir une meilleure vision sur la perte d’authenticité des couleurs. En effet, dès qu’une différence se manifestera, l’utilisateur saura alors à quel rythme il doit recalibrer son écran.

 

Mieux vaut partir sur une sonde de moyenne gamme car le top du top est bien trop complexe pour beaucoup alors que l’entrée de gamme va vite se révéler limitée. Il faudra s'intéresser aux sondes qui permettent de faire des réglages manuels et qui tiennent compte de la lumière ambiante (bien pratique comme l’écran ne le fait pas lui même). Faites aussi selon votre budget et pensez au marché de l’occasion (pensez à regarder le prix d’une sonde neuve avant d’en prendre une d’occasion !).

 

Ces sondes ne règlent pas tous les problèmes (la pilule magique n’existe pas !) mais elles solutionnent le plus grand nombre de problèmes y compris sur de vieux écrans. Et mieux vaut avoir une entrée de gamme que rien du tout. Un investissement à envisager donc !
Sachez enfin que les deux marques qui règnent en maîtres sont Datacolor et X-Rite.

 

Sonde

Sonde de chez Datacolor

 

Et maintenant, quelles machines pour de tels écrans ?

 

Comme précédemment, vous ne trouverez pas une liste de pc ou mac à acheter et pour les mêmes raisons, à savoir un modèle “parfait” aujourd’hui ne le sera plus dans un an (et encore je vois large).
Donc afin de rendre ces quelques lignes le plus possible viables dans le temps, nous resterons sur des points techniques généraux. De plus, chaque personne a un usage qui lui est propre de son ordinateur, en fonction de ses besoins. Donc celui de votre voisin ne vous conviendra peut-être pas. Ainsi, un tel achat doit être un acte personnel et réfléchi.

 

Le processeur : pour faire simple, cet élément est toujours présenté comme l’équivalent du cerveau humain. Il aura un impact sur la rapidité des logiciels, effectuera les calculs lors de leur utilisation. Mais avoir le dernier processeur du marché ne suffit pas. Il faut aussi tenir compte de sa fréquence. Celle-ci, exprimée en Gigahertz, influe aussi sur les performances de l’ordinateur (en gros, plus la fréquence est élevée, mieux c’est).

 

Viennent ensuite les coeurs du processeur. Si ce dernier ne dispose que d’un seul cœur, il ne pourra traiter qu’une seule tâche à la fois: exporter une photo, convertir une vidéo, compresser des fichiers volumineux, exécuter un logiciel. Et même si ce processeur à un seul coeur donnait l’impression d’être multi-tâches, il n’en est rien en réalité. Un processeur multi-cœurs est donc  composé de plusieurs cœurs indépendants, chacun pouvant réaliser des instructions individuellement. Un processeur dual-core dispose donc de deux cœurs, un quad-core de quatre cœurs, etc etc.

 

Avoir plusieurs cœurs est utile lorsque vous utilisez un logiciel qui peut utiliser plus d’un cœur. Il fonctionnera plus rapidement puisqu’il pourra exécuter plusieurs tâches en même temps, ce qui nous intéresse dans le cas de la retouche photo. Donc plus il y a de coeurs, mieux c’est également.

 

Passons ensuite à la RAM (ou mémoire vive). Elle sert à stocker des informations lorsque des logiciels tournent et donc lorsque le processeur procède à des opérations. Donc plus on utilise  des logiciels en même temps (ou tout simplement un seul très lourd), plus la machine peut tourner au ralenti si on ne dispose pas d’assez de RAM. Mais il ne s’agit pas là uniquement de performances mais aussi de confort de travail. Rien de plus pénible que de voir une machine ramer quand on procède à la moindre petite opération.
La RAM présente 2 avantages: elle est globalement bon marché et elle est facile à installer quand on veut en rajouter/changer.

 

Enchaînons avec la carte graphique. Si dans l’absolu, il n’est pas nécessaire d’avoir une carte extrêmement puissante pour la photo, je ne peux que vous conseiller de partir sur un modèle assez performant. En effet, il se peut que vous vouliez faire autre chose que de la retouche photo par la suite, comme du montage vidéo, du jeu ou de la retouche photo expert. Si vous êtes persuadés que vous ferez seulement de la photo, oubliez alors mon conseil. Attention tout de même avec certains logiciels comme photoshop qui pompent plus de ressources que d’autres.

 

Sachez aussi que la carte graphique n’impacte pas la qualité d’affichage des couleurs. De plus, certaines savent aussi seconder les processeurs durant les opérations complexes.
Et si vous changez de carte ou de tour tout en gardant un écran, vérifiez la compatibilité des connectiques ou si la carte propose le multi-écrans.

 

Maintenant, les disques durs. Si vous êtes un photographe compulsif, vous allez vite vous retrouver avec une grosse quantité de photos à stocker, ce qui prendra ainsi beaucoup de place (surtout en RAW ou RAW+JPEG). L’espace de stockage s’exprime en Gigas Octets (Go) ou en Téras Octets (To) ; sachant que 1To vaut 1 000 Go.
L’espace de stockage ne sera pas le seul élément déterminant. Il faut aussi tenir compte de la vitesse de lecture (exprimée en tours par minute). Donc plus c’est rapide, mieux c’est.

 

Pour les budgets plus importants, orientez vous alors vers des disques dits “SSD” (Solide State Drive). Dotés d’une mémoire flash, ils offrent un temps d'accès plus court et rendent les ordinateurs et logiciels plus réactifs. Mais comme je le disais juste avant, ces disques sont pour les bourses plus remplies car ils restent plus chers que des disques classiques. Autre inconvénient, leur capacité de stockage est moins importante que celle de leurs cousins.
L’idéal étant bien sûr d’avoir les deux. Le SSD pour travailler et l’autre pour l’archivage.

 

Guerre fratricide

Continuons avec les deux “familles concurrentes”: PC ou MAC. Inutile de rentrer dans le vieux débat, à savoir qui est le meilleur des deux pour la vidéo, la photo ou que sais-je encore. Chacun voit midi à sa porte mais si on reste sur l’activité photo, aucun des deux ne se détache.

Mac vs PC

Mac Vs PC


Si les Mac font tourner tout aussi bien les logiciels de retouche que les PC, ils restent, cela dit, plus chers que leurs concurrents (même en entrée de gamme). Mais aucun des deux n’est plus simple à prendre en main car si vous avez toujours travaillé sur PC vous aurez besoin d’un temps d’adaptation et inversement si vous avez toujours évolué sur MAC.
Ces derniers présentent cependant l’avantage d’être évolutifs plus facilement, répondant ainsi à l’argument des Pro Mac qui affirment que leurs machines restent plus viables dans le temps.
Et quand les pro PC disent qu’aucun logiciel n’est compatible pour les MAC, c’est également faux. Aujourd’hui, la plupart des logiciels tournent sur les deux plateformes (même s’il convient toujours de vérifier, certes).


Les différences de prix

Alors vous allez me dire “mais qu’est ce qui peut justifier de tels écarts de prix entre certaines machines. On paye la marque surtout”.
Oui et non. Effectivement, certaines marques jouent un peu sur leur notoriété mais pas autant que l’on pourrait le penser.
En réalité, la différence se fait au niveau des pièces composant une machine, y compris pour une même marque. Pour être plus clair, certaines pièces vont être destinées au grand public avec une utilisation classique, d’autres pour un usage intermédiaire, etc etc jusqu’au niveau professionnel
, avec des machines tournant sans cesse. C’est ce qui explique qu’une machine peut coûter 500 euros et une autre 6000 ! Toutes les pièces n’auront pas les mêmes qualités, performances ou durée de vie.


Enfin, bien qu’indiqué plus haut, les ordinateurs portables sont à éviter même s’ils présentent l’avantage de pouvoir être amenés partout. À configuration égale en interne, il restera toujours le problème lié à la taille de l’écran (voire à sa qualité). Sans compter qu’à l’achat, le portable sera toujours plus cher (et souvent moins performant) et sans oublier que s’il est possible de faire évoluer une tour, ce n’est pas le cas pour un portable ou très très difficilement (hors ajout de RAM).

 

Si vous vous déplacez souvent, effectivement alors, le portable est une solution à envisager. Les 15 pouces sont les plus répandus mais personnellement, je préfère les 17 pouces. On entre, cela dit, dans la catégorie des “transportables”, moins aisés à déplacer (taille et poids) que les autres catégories d'ordinateurs portables, expliquant ainsi leur nom. Sinon il faudra faire des compromis. Moins de poids et d'encombrement,  mais un écran plus petit, souvent moins puissant et pas forcément moins cher.
Et qui dit plus petit, dit un deuxième écran restant sur un bureau pour travailler les photos dans de meilleures conditions. Donc un budget plus conséquent à prévoir. Mais encore une fois, chacun voit midi à sa porte.

 


Quand changer de matériel ?

Voilà encore une question bien compliquée. En effet, entre la pratique intensive ou non de l’utilisateur, la façon dont ce dernier entretient son matériel, la qualité de ce dernier (pour schématiser, du matériel entrée de gamme durera toujours moins que du matériel expert) et l’usure naturelle, impossible de répondre de manière catégorique.

 

Sans oublier la fameuse obsolescence programmée. Apple et Microsoft avaient été épinglés par des associations de consommateurs en 2017 pour leurs tablettes ou certains portables quand Dell et HP furent félicités pour leur PC.
Après, nous ne sommes jamais à l’abri de tomber sur une mauvaise série même pour un constructeur récompensé. C’est le problème potentiel avec les productions importantes.
Reste aussi la question du budget. Tout le monde ne peut pas changer d’ordinateur tous les 3 ans.


Et vous chers lecteurs, quel écran utilisez-vous en ce moment?

A propos de l'auteur

Pyf

Pyf

Professionnel de la surexposition, surdoué du mauvais cadrage, j'ai décidé de me prendre en main pour enfin obtenir des clichés de qualité. Débutant(/amateur) de niveau intermédiaire, la photo me passionne et je souhaite mettre en application les connaissances acquises pour mes deux autres passions : mon fils et l'Histoire.

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